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vendredi 5 février 2010

Les compagnes de voyage

Une fois de plus, je me trouve dans un train. Un TGV entre deux grandes villes européennes, à une heure de pointe. Autour de moi, plein de monde. Des gens pour la plupart habillés selon le dress-code "law manager dans une IT-company", la trentaine victorieuse et arrogante. Beaucoup d'hommes, mais aussi des femmes, tous assortis dans leurs tenues.

Encore une demi-heure à tuer. J'ai bien sûr un journal que je pourrais lire en prenant l'air absorbé comme ce quinqua deux rangées plus loin qui fait semblant de comprendre le pages saumon d'un grand quotidien. Ou prendre mon ordinateur et tenter de mettre à jour mon rapport d'avancement des projets dont je m'occupe, comme cette dame à lunettes qui semble tellement plongée dans son écran que je me demande si elle ne s'hypnotise pas pour finir sa nuit. Rien de tout cela, pour ma part. Je préfère regarder les gens. Une très grande blonde vient de passer le long du couloir central, au moins 1m80, cheveux longs montés en chignon, les jambes dans un pantalon en cuir assez moulant. Je me prends à l'imaginer nue dans des positions amusante, par exemple sur le dos, ses jambes enroulées autour de ma taille pendant que je la pénètre, les bras repliés sous la nuque pour soutenir la tête (ce qui fait gonfler ses seins).

Ou bien cette petite dame d'une cinquantaine encore très attirante, en stricte jupe noire sous un petit pull à col en V. Porte-t-elle une culotte sous sa jupe ? Que se passerait-il si, au moment où elle s'arrête à côté de moi pour laisser passer un voyageur qui vient à contre-sens, je glissais ma main sous sa jupe pour vérifier ce qu'elle porte ? Si j'insinuais un doigt dans sons sexe alors qu'elle est debout à côté de moi ?

Ou encore cette jeune femme, assise en biais en face de moi. Probablement jeune diplômée, elle se rend à son premier job ou part pour sa première mission de conseil. Elle semble dormir. Se réveillerait-elle si je passais ma main sur son chemisier pour caresser ses seins ? Que dirait-elle si mes doigts glissaient dans son décolleté, vers ses jolis petits mamelons bien ronds ? Peut-être me sourirait-elle en ouvrant les yeux et laisserait-elle glisser sa main le long de ma cuisse vers ma braguette, pour sortir mon sexe et le prendre dans sa bouche ? Non, elle n'a pas une jolie bouche.

Pas comme la demoiselle croisée ce matin dans le métro. La première chose que j'ai vue, c'était sa bouche. Rose, fine, parfaitement dessinée, les lèvres entr'ouvertes sur des dents très blanches et bien alignées. Ensuite j'ai vu ses cuisses et son cul moulés dans son jeans d'étudiante. J'étais assis, elle était debout de trois quart face à moi. Un cul rond, très rond, dodu et rebondi. Un cul qu'on aimerait prendre à pleine main, à plein bras pour y plonger le visage. Un cul à embrasser pendant qu'elle se cabrerait pour le mieux faire ressortir. Un cul dans lequel on aimerait introduire son sexe après l'avoir léché et lui avoir mis deux doigts, dans lequel on aimerait jouir, épuisé de l'avoir trop baisé.

Bah, tout cela restera du fantasme. Aujourd'hui j'ai un rendez-vous important, mon train va entrer en gare. Je vide mon esprit de toutes ces pensées vagabondes, en remerciant toutes ces jeunes femmes pour m'avoir fait passer un si bon voyage. En descendant, je ne peux m'empêcher de penser aux "Passantes", le poème d'Antoine Pol chanté par G. Brassens. Et ce sera mon illustration pour ce soir.



vendredi 15 janvier 2010

Une nuit, un train (fin)

Ceci est la suite de la seconde partie.

Je suis donc resté. On a continué à faire semblant de tenir une conversation mondaine, mais c'était de pure forme. Ça n'a pas dure bien longtemps et un silence lourd de perspectives alléchantes s'est installé. C'est elle qui l'a brisé. Normal, elle était chez elle et j'étais l'invité.
- Bon, on ne va pas rester comme ça, à se regarder comme deux ronds de flan ?
- Euh non, enfin si vous voulez, je... euh
- Si vous en avez autant envie que moi...
- Je crois, oui.
- Vous croyez seulement ? Alors si vous n'êtes pas sûr, partez. Retournez à votre couchette.
- Euh non, enfin si j'en ai envie. Je ne voulais juste pas vous...
Elle s'est tournée vers moi et m'a embrassé. Sa main a tout de suite cherché à ouvrir mon pantalon. Elle a fait apparaître de je-ne-sais-où une poignée de capotes. J'imagine qu'elle en avait planqué quelques unes avant ma venue. Elle a posé un préservatif sur le bout de ma bite qu'elle tenait bien fermement, et avec la bouche l'a déroulé jusqu'en bas. J'adore. Ensuite elle m'a sucé ; elle ne suçait pas super bien, mais sa conviction et son enthousiasme l'emportaient. Je l'ai attirée vers moi et j'ai pu lui passer deux doigts sous la culotte pour lui caresser le clitoris. Elle était très mouillée, un peu comme Tara, qui coule tant et plus dès que je la caresse. Elle a joui une première fois.
On s'est déshabillés, je me suis allongé sur son lit et elle m'a enfourché, se plantant ma queue au fond de son ventre. C'est elle qui guidait. Malgré que cette position soit en général plus favorable au plaisir féminin (pas pour rien que l'Eglise ne tolère que la position dite du missionnaire...), elle m'a fait jouir en elle. C'était irrésistible. On riait, on s'embrassait, on se touchait du bout des doigts ou à pleine main.
Nous avons bu un peu de champagne (mais d'où sortait-elle toutes ces bouteilles ?), nous nous sommes caressés longuement en silence, juste bercés par le ta-tac ta-tam des roues du train.
Plus tard dans la nuit, on avait trop bu mais je me souviens d'elle debout, appuyée à la barre en alu en travers de la vitre, et de moi en train de la prendre par derrière. Ma bite entrait et sortait de sa chatte en rythme avec le bruit du train pendant que dans le noir, les alignements de pins de la forêt landaise défilaient à toute vitesse.



Au bout de la nuit, je me suis rhabillé en catastrophe quand la voix du contrôleur a annoncé "Mesdames et messieurs, dans quelques minutes notre train entrera en gare de Biarritz. Biarritz, deux minutes d'arrêt." Il a fallu foncer vers mon compartiment, récupérer mes quelques affaires même pas déballées, rire sous cape de la gueule des autres passages, ahuris de me voir revenir et se demandant sûrement où j'avais bien pu passer la nuit, et descendre sur le quai au moment où les portes allaient se refermer. J'ai regardé le train s'éloigner en me traitant de con fini : je n'avais même pas eu le temps de lui demander son adresse ou son numéro de téléphone.

La photo est de =Adanedhel-Noir, merci et salutation.

mercredi 25 novembre 2009

Une nuit, un train (2)

Suite de la première partie.

A l'heure dite, je frappe, elle m'ouvre.
- Entrez, je vous en prie.
J'aime le formalisme désuet de ses manières. Elle a fait tomber sa veste. C'est bien de la soie qu'elle porte en dessous, mais tellement fine qu'elle ne cache rien ou pas grand-chose de son soutien gorge qui maintient de seins généreux.
- Au fait. Je m'appelle Lucie.
- Feuille.
- C'est un drôle de nom.
- Il me correspond bien, quand on me connaît.
- Eh bien Feuille, je vous laisse ouvrir la bouteille ?
- C'est parti. Vous avez les flûtes ?
Je débouche, je verse.
- On trinque à quoi ?
- Aux rencontres de voyages et à Georges Nagelmakers.
- Qui est-ce ?
- L'inventeur des wagons-lits.
- Ah. Mais je vous en prie, asseyez-vous. Il n'y a pas beaucoup de place, tenez, prenez ce bout de banquette.
- Merci, mais et vous-mêmes ?
- Eh bien je m' assiérai sur le lit.
- A votre aise. Vous prenez souvent ce train ? Je ne vous ai jamais vue.
- Tous les six mois, je vais faire une thalasso. Ça me sort de Paris, de mon mari et de mon quotidien de petite fille riche.
- C'est vous qui êtes riche, ou votre mari ?
- Mes parents. Et lui l'est devenu par notre mariage et par son travail.
- Et que fait-il, si ce n'est pas trop indiscret ?
- Ça l'est. Disons qu'il est dans les affaires, et que ça lui laisse assez peu de temps pour s'occuper de moi ou penser à me faire des enfants.
- Mmm. La pauvre petite fille riche négligée par un mari absent.
- Ne riez pas, c'est pas drôle. Et c'est pas gentil. (moue boudeuse)
- Excusez-moi.
- Non, ce n'est pas grave. On reprend un verre ? Quand c'est éventé ce n'est plus bon.



On a bu, on a parlé. Au fur et à mesure, je la voyais qui se décoinçait, qui perdait de sa rigueur de jeune femme bien élevée. Il faisait assez chaud dans la cabine. A un moment, elle s'étira. Je me levais, presque à regret, anticipant sur les différentes possibilités qui allaient se présenter : partir tout de suite, rester encore quelques instants à boire et à tenir des conversations semi-mondaines, ou se retrouver dans un plan sexe inattendu.
- Vous avez l'air fatiguée, je vais vous laisser vous reposer. Merci pour le champa...
- Mmmm vous n'allez pas partir maintenant ? On commence tout juste à faire connaissance...

(à suivre)
La photo est de dieVerlorene, avec remerciements.

vendredi 20 novembre 2009

Une nuit, un train

C'était un soir, tard, gare d'Austerlitz. Je venais de débarquer de ma province pour prendre un train de nuit qui devait m'emmener jusqu'à Biarritz pour l'une ou l'autre affaire professionnelle. Le train partait vers 20h, j'avais un peu d'avance. Ma petite valise était déjà déposée dans le compartiment couchette. Je voyageais léger, c'était juste un aller-et-retour sur 36h, retour le lendemain soir. En train aussi. J'aime le train de nuit. Beaucoup plus que l'avion. Quand la destination le permet, évidemment. On part la veille, on dort (pas toujours parfaitement, mais j'ai la faculté de pouvoir dormir presque partout) et on arrive au matin, tranquillement, ayant encore le temps de se prendre un petit déjeuner en ville avant de se rendre à sa réunion. Faites la même chose en avion, et vous devrez vous lever aux aurores, prendre une navette, passer des formalités d'enregistrement rébarbatives, voyager avec les genoux sous le menton si votre employeur est assez pingre pour ne pas vous offrir la business class (ce qui est généralement le cas), et au final vous n'arrivez pas plus détendu dans un aéroport dans lequel vous devez encore vous livrer à la chasse au taxi (quand on ne vous impose pas la navette). Pour finir, à cause des embouteillages matinaux, vous arrivez juste à temps à votre réunion sans même avoir eu le temps de déjeuner correctement.

Mon compartiment était dans le dernier wagon de seconde (un ami pointilleux me dirait que pour des voyageurs, on en dit pas un wagon mais une voiture, ce à quoi je lui répond que je les appellerai voiture quand ils seront vraiment dignes de ce nom, et que de toute façon la chanson commence pas "Dans un wagon d'premièeeere..."), denier wagon de seconde, donc, avant les premières classes. Quand on a goûté au confort du train de nuit en première, on regrette la pingrerie de l'employeur évoquée plus haut, qui vous condamne à la seconde.

J'étais là, sur le quai à fumer tranquillement la dernière clope de la journée en attendant le départ, quand je la vis. Une apparition venue d'un passé pas si lointain, mais que je croyais révolu à jamais, ce temps où l'on prenait le train pour partir en voyage, où l'on avait le temps de voyager, et où voyage n'était pas synonyme d'entassement dans un charter. Elle était grande et brune, les cheveux longs relevés en chignon, une jupe d'un grand couturier (Dior ? Givenchy ?) comme je les aime, droite, légèrement cintrée, mi-longue jusque sous le genou, d'une couleur discrète qui mettait la ligne en valeur. La veste était, elle aussi, d'une grande signature si j'en jugeais par la finesse de la coupe et la qualité de l'étoffe. On devine un chemisier en soie sauvage ou quelque chose d'approchant. Comble de l'élégance, elle portait des bas à couture d'un charme résolument rétro et un large chapeau, probablement d'une grande maison lui aussi. L'ensemble avait une classe, un style qui évoquait les gravures de modes représentant La Parisienne, symbole absolu du chic de par le monde.

Elle s'avança vers moi pour me demander du feu, le truc classique pour lier conversation. "Vous allez loin ?"

- Biarritz, et vous ?

- Saint Jean de Luz. Pour affaires ?

- Oui, et vous ?

- Thalasso. Je pourrais prendre l'avion, mais j'adore les trains de nuit.

- Pareil. Surtout depuis qu'ils ont refait les couchettes.

- Vous ne voyagez pas en wagon-lit ?

- Non, mon employeur est assez regardant sur les notes de frais. Mais j'ai déjà pris les wagons-lits pour partir en vacances.

- Je vous invite à boire une flûte dans ma cabine après le départ ?

- Je ne sais pas si c'est bien raisonnable, mais... avec plaisir.

Elle me donne son numéro de cabine, c'est dans le premier wagon-lit et je n'aurais pas à traverser la moitié de la rame sous l'oeil soupçonneux des couchettistes.

(à suivre)


[La photo est de Ilojleen, avec gratitude]

vendredi 20 mars 2009

Pas sage dans le train

Dans le train avec une amie. Il faisait froid, on avait pris mon manteau comme couverture. On en a profité pour se branler mutuellement. C'était bon. Il y avait plein de monde tout autour, personne n'a rien vu ou tout le monde a fait semblant. 

Une femme, dans un compartiment, en été. J'étais en face avec deux amis. Elle portait un short blanc ou beige clair. Elle dormait. Un des garçons s'est apperçu que sa fermeture éclair était ouverte, le short était béant. Elle n'avait pas de culotte, on voyait sa chatte noire. Dormait-elle vraiment, ou était-elle juste un peu exhib ? 

Je voyageais un jour sans ticket. Le contrôleur s'en est aperçu. Il voulait me mettre une amende, je lui ai dit qu'il pourrait peut-être me mettre autre chose... Je l'ai bien branlé puis sucé dans les toilettes au bout du wagon. Il a éjaculé dans ma bouche en me traitant de pute. Il avait une petite bite, mais elle était très dure. J'ai essuyé son sperme du dos de la main et ai regagné ma place. Je n'avale pas le sperme des porcs. 


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